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  • Ecole du Phare

Les préconisations qui doivent nous guider dans l'usage des écrans par nos enfants.

Le rapport de la commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans vient d'être édité (lien ci-dessous) et remis au gouvernement hier.


Cette commission était co-présidée par Dr Servane Mouton, venue plusieurs fois partager les fruits de sa recherche à la classe du Phare et échanger avec parents, professeurs et élèves;

Le livre collaboratif qu'elle a coordonné "Humanité et numérique - les liaisons dangereuses" était lancé au Phare il y a quelques mois.




PREAMBULE du rapport de la Commission.


La technologie a la capacité d’émanciper les enfants, de les libérer, parce qu’elle leur permet d’accéder plus librement et plus facilement à la connaissance. On peut aussi espérer qu’elle soit facteur d’égalité sociale réelle, parce qu’elle donne accès à la même connaissance quel que soit l’environnement de l’enfant qui se connecte, quel que soit le prix de l’appareil qu’il utilise. Pour la première fois, sur un sujet donné, un enfant peut en savoir plus que son parent, que son professeur, ou que son ministre.


Mais, comme tout ce qui est façonné par l'homme, la technologie a aussi la faculté d’être utilisée pour enfermer, aliéner, soumettre les enfants.


Après trois mois de travaux, la Commission a acquis la conviction qu’elle devait assumer un discours de vérité pour décrire la réalité de l’hyper connexion subie des enfants et des conséquences pour leur santé, leur développement, leur avenir, pour notre avenir aussi... Celui de notre société, celui de notre civilisation, et peut-être même celui de notre humanité.


La Commission a été bousculée par les constats qu’elle a eus à faire sur les stratégies de captation de l’attention des enfants, où tous les biais cognitifs sont utilisés pour enfermer les enfants sur leurs écrans, les contrôler, les réengager, les monétiser. Elle a été alarmée par certaines représentations, de la femme par exemple, que le numérique hyper amplifie, et par ce qu’il peut imposer aux jeunes filles dans leur vision d’elles-mêmes ou des comportements « attendus » d’elles.


Préempter ce nouveau marché, dans lequel nos enfants sont devenus la marchandise, est le nouvel axe de développement de quelques sociétés du numérique. Nous voulons leur dire que nous les avons vues et que nous ne pouvons les laisser faire.

Ce peuplement de l’espace numérique par les enfants, cette migration du réel vers le virtuel, se fait trop souvent de manière isolée, sans parent, et sans aucune sécurité. Nous devons leur redonner la main, pour mieux les accompagner, pour mieux les protéger, pour leur redonner leur place.


Nous devons aussi, tout adulte que nous sommes, nous remettre à hauteur de ce temps de l’enfance : nos enfants ne sont pas des « petits adultes », ils ont besoin de jouer, ils ont besoin que les adultes oublient leur portable pour leur donner du temps, ils ont besoin de dialoguer avec les grands et de les retrouver disponibles, à la maison, dans les parcs, pendant leurs activités, dans les villes comme dans les campagnes.

Face à la marchandisation de nos enfants, la Commission propose de reprendre le contrôle des écrans, pour remettre l’enfant au cœur de notre société et lui permettre de grandir et de se réaliser en toute liberté.


Ce qui fait la richesse d’une Nation, c’est sa jeunesse, et la nôtre n’est pas à vendre.



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